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Petit lexique de l'audionumérique


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Posté 12 May 2013 à 12:23

Ce lexique, intéressant pour mieux comprendre certains termes de l'audio-numérique, n'a pas été fait par moi et je remercie donc ici les auteurs: Jérémy Lecour, Michel Geiss, Franck Ernould.
 

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
 

(D) De-esseur : Fonction qui consiste à compresser spécifiquement une bande de fréquence (dans les aigües) pour réduire les effets de sifflantes. Vous pouvez aussi essayer une allumette coincée entre les dents de devant. Une cagoule avec le trou vers le dos n'est pas un de-esseur mais un chauffe-nez. Il est plus prudent si vous avez des escaliers de mettre une bonnette au micro.

 

dB : ça veut dire Décibel: le Bel (nom issu d'Alexander Graham Bell) est une unité de comparaison, en fait une valeur relative de niveau sonore ou électrique. Cette comparaison est faite de façon logarithmique, afin de tenir compte de notre perception auditive et de s'y conformer. L'oreille est tellement bien faite que d'une part nous sommes beaucoup plus sensibles aux variations de niveau à faible volume qu'aux forts volumes, desquels nous sommes protégés par cette forme de compression physiologique. Pour des raisons pratiques, on parle de décibels qui valent 1/10ème de Bel.

Il serait bon de préciser que dB est utilisé soit en acoustique pour les mesures de niveaux sonores, soit en mesures de signaux audio électriques sur les matériels d'enregistrement et de reproduction. Le dB a donc principalement deux significations différentes, selon que l'on parle de niveaux acoustiques ou de niveaux électriques.

    A / Dans le cas de niveaux acoustiques, le dB sert à évaluer le niveau sonore que l'on perçoit, à partir de l'absence de son qui est le point de référence.Il s'agit là de mesures en dBSPL (Sound Pressure Level). L'absence de son correspond à 0 dBSPL Une conversation ordinaire donne à peu près 60 dBSPL. A 120 dB on ressent un malaise auditif, au delà il y a forte probabilité de dommages permanents de l'audition (ces niveaux peuvent s'atteindre facilement avec un casque même de walkman). Sans aller jusque là, un niveau d'écoute excessif en studio peut tromper sur les balances de mixages et introduit une fatigue qui diminue la concentration et l'objectivité.

     B / Dans le cas de niveaux électriques, il s'agit d'un rapport de niveaux, entre le niveau mesuré, et la référence. Cette référence a deux valeurs, selon le standard adopté.

 

dBm :Abbréviation de décibel milliwatt. C'est la mesure de la puissance audio-électrique sur une charge de 600 ohms, comparée à 1 milliwatt sur cette même charge. Seulement utile dans le cadre du standard d'interconnexions audio en 600 ohms, dont on ne parle plus beaucoup aujourd'hui, il ne faut surtout pas l'utiliser quand on ne s'occupe pas des impédances, ce qui est le cas en général.

 

dBu (ou dBv) : C'est la mesure de niveau que nous faisons tous les jours, soit en instantané avec un crête-mètre, soit en valeur moyennée avec un vu-mètre. Cela correspond à la tension audio-électrique mesurée et comparée logarithmiquement à la référence de 0,775 volts, sans préoccupation de la valeur de l'impédance. Dans la pratique, on élimine le u ou le v et on ne parle que de dB, ce qui est source de confusion. A titre indicatif, 6 dB d'écart, correspondent à un niveau électrique qui passe du simple au double. On notera que l'enregistrement analogique et l'enregistrement numérique ne sont pas logés à la même enseigne, puisqu'on calibre différemment les vu-mètres/crêtemètres sur les deux. En numérique, le crêtemètre indique 0 dB comme valeur maximum, alors qu'en analogique, le niveau 0 dB de référence peut être dépassé sans problème. Pour tenir compte de cette différence, on fait correspondre dans certains studios un niveau 0 dB console avec par exemple un -18 dB sur le crêtemètre d'un enregistreur numérique, en considérant que l'on garde 18 dB de marge, justement pour les crêtes, qui ne doivent pas aller au-delà. Cependant pour des raisons de compétition de niveau sonore et copies DAT sur CD en numérique avec un niveau maximum, certains ingénieurs ne tiennent pas compte de cette calibration et essaient de "charger" l'enregistreur avec un niveau maximum, dont les crêtes atteignent le maximum du crêtemètre (avec le risque de saturations numériques).

 

dBfs : ça veut dire décibels full scale, ou maximum.

 

Diaphonie : Ce chiffre, généralement donné en dB négatifs, représente pour une machine stéréo la proportion de signal de canal droit entendu dans le canal gauche, par exemple. Pour une console ou un enregistreur multipistes, il s’agit de deux voies adjacentes.

 

Dithering : Le dithering consiste à utiliser du bruit pour reconstituer une moyenne diffuse d'une valeur très fine en perturbant les échantillons d'à coté. En son, cela peut être utilisé pour passer de 24 à 16 bits. Une solution simple consisterait à perdre les bits de poids faibles (les moins significatifs). Le dithering - diffusion d'erreur en français - consiste à répartir ces nuances très faibles en les ajoutant dans les échantillons précédents et suivants (de moins en moins fort suivant la distance). C'est subtil mais efficace quand c'est bien fait.
Note: c'est aussi utilisé pour les imprimantes qui peuvent ainsi restituer plus de nuances avec une résolution limitée.

 

DSP :c'est l'abbréviation de Digital Signal Processing, c'est à dire, toute méthode de traitement numérique de signal, qu'il soit audio, vidéo, HF, etc... Par contre on parle souvent en raccourci de DSP pour un circuit DSP, qui est un circuit intégré spécialisé dans le traitement numérique. Un processeur d'unité centrale peut très bien faire du DSP (traitement natif), mais nuance, on ne peut pas l'appeler circuit DSP, puisqu'il n'est pas spécialement destiné à cet usage. En principe, un circuit DSP audio est spécialement conçu pour effectuer les opérations bien particulières de l'audio. De ce fait, il ne nécessite pas d'intervention du PowerPC ou du Pentium à ce niveau et lui permet d'effectuer d'autres tâches plus facilement et plus rapidement. Les cartes audio possèdent souvent des circuits DSPs avec un certain nombre de traitements pré-déterminés (EQ, dynamique, multi-effets), équivalents des présets d'usine des synthés; exemple: la DSP Factory de Yamaha. L'autre option, celle notamment de Digidesign, c'est de proposer un certain nombre de circuits DSPs sur les cartes organisés sur le bus TDM, lesquels circuits n'ont pas de fonction précise, mais que l'on occupe à volonté avec des plug-ins chargés en fonction des besoins. L'avantage est que l'on dispose d'une grande flexibilité dans les choix de traitements et dans la configuration en fonction des projets. L'inconvénient est justement qu'il faut faire son choix soi-même, d'une part lors de l'achat des plug-ins, et d'autre part lors de leur utilisation, donc prendre des décisions.

Dtd : Direct to disc se dit d'un enregistrement direct sur un disque dur.

Dynamique : c'est l'écart en dB entre deux valeurs extrêmes. Par exemple, la dynamique théorique que permet l'enregistrement 16 bits est 6 dB x 16= 96 dB (1 bit d'écart correspond à une différence de niveau de 6 dB). Le 24 bits permet donc théoriquement 6 dB x 24 = 144 dB de dynamique. En principe, il vaut mieux parler de dynamique utile, plutôt que théorique, puisqu'un certain nombre de facteurs, essentiellement le bruit de fond, empêchent d'atteindre ces valeurs, à cause des imperfections des circuits électroniques (analogiques et numériques) et des sources sonores (micros/synthés).

(E) EIN: Niveau de bruit équivalent à l’entrée : Une entrée micro, comme tout circuit électronique, possède aussi un souffle propre, mesurable en tension (dBu ou dBV). On a imaginé de passer, en équivalence, au niveau sonore qui serait nécessaire pour générer cette tension aux bornes d’un micro “parfait”, sans bruit de fond du tout.

(H) Headroom : Ce terme, plus usité que son équivalent français “réserve dynamique”, désigne la “marge de sécurité” accordée par un appareil au-delà de son repère référence (repère FS en numérique, 0 dB VU en analogique). Sur une DAT, la headroom est généralement de 18 dB ; sur un magnétophone à bande, elle peut être de l’ordre de 10 dB - valeur éminemment variable selon la largeur de piste, la vitesse de défilement, le type de bande, le flux magnétique choisi..

(J) Jitter : Le jitter est la variation temporelle autour de l'horloge théorique. Il est souvent dû à l'hysteresis des amplificateurs d'entrée numériques. En clair, il ne détecte pas le passage de 0 a 1 au meme niveau électrique que le passage de 1 à 0. Si le signal est parfaitement carré : pas de problème. Si les pentes sont moins verticales, ce qui arrive dès que la fréquence augmente en raison du filtrage passe-bas dû aux capacités des cables et connectiques, le signal peut se déclencher avant en montant et après en descendant. Ce décalage temporel, qui peut aussi être dû à une horloge de piètre qualité, perturbe la stabilité de phase du signal stéréo et donc l'image du signal final.

(L) Latence : délai de réaction du système audio, entre le moment où une note est déclenchée ou un signal audio est envoyé à l'entrée, et le moment ou le signal apparaît en sortie. C'est l'un des challenges des systèmes natifs.

(N) Natif : Lorsqu'un soft audio est natif, sur quelque plate-forme que ce soit, au lieu d'être exécuté sur des circuits DSP spécialisés, c'est le processeur de l'unité centrale qui s'en occupe.
Niveau de bruit de fond : Tout appareil électronique possède un bruit de fond inévitable, un souffle, dû au bruit généré par ses composants. Cette valeur peut être mesurée, en dBV ou dBu. Exemple :
Niveau de distorsion : Tout circuit analogique “agrémente” le signal en le traversant d’harmoniques supplémentaires. On a l’habitude de mesurer, via un banc, l’amplitude de ces harmoniques, puis de les rapporter au niveau du signal les ayant générés sous forme d’un taux : 0,005 % pour un signal de 1 kHz à 0 dBu, par exemple. On peut tout aussi bien, même si l’usage n’en est encore guère établi, exprimer ce rapport en décibels. Exemple : niveau de THD de -86 dB à 1 kHz.
Niveau maximal admissible : Les circuits d’entrée des appareils font intervenir des amplificateurs opérationnels et autres composants électroniques, ne pouvant supporter qu’une valeur de signal finie avant que la distorsion générée soit audible. Le niveau maximal admissible se mesure en dBV ou dBu.

(P) Plug-in : c'est un complément d'un autre logiciel, sur lequel il vient se "greffer" (contrairement à un stand-alone), et auquel il rajoute des fonctions supplémentaires. Un plug-in peut être natif, comme la série pour VST, ou faire appel à des DSPs comme pour le TDM.

® Rapport signal/bruit : Tout appareil électronique possède un bruit de fond inévitable, un souffle, dû au bruit généré par ses composants. Le rapport signal/bruit mesure l’écart entre ce bruit de fond et le niveau maximal admissible par l’appareil. Le rapport signal/bruit se mesure en dB.

(S) Stand-alone : Une version "Stand-Alone" est autonome. Elle est indépendante d'un autre logiciel, alors qu'au contraire, un plug-in est un complément d'un autre logiciel, sur lequel il vient se "greffer", et auquel il rajoute des fonctions supplémentaires.
Séparation des canaux : C’est l’inverse de la diaphonie - elle s’exprime donc en dB positifs.
Exemple : la séparation des canaux du Lexicon MPX 100 est supérieure à 45 dB (soit, en tension, un rapport de 178 à 1 entre le signal principal et le signal parasite).

(T) TDM : ça veut dire Time Division Multiplexing, contrairement à FDM qui veut dire Frequency Division Multiplexing. Le TDM est un principe général qui consiste à regrouper un certain nombre de canaux sur un bus unique qui contient toutes les informations, réparties séquentiellement dans le temps. On pourrait croire que TDM se rapporte uniquement à Digidesign qui a très argement popularisé le terme, mais d'autres utilisent le TDM, comme Creamware. Le TDM de Digidesign gère simultanément jusqu'à 256 canaux sur 24 bits, par exemple une console de 256 voies. Quand on dit qu'un plug-in est "TDM", cela veut dire que ses traitements sont effectués sur le système TDM de Digidesign, donc en réalité sur les circuits DSP des cartes.

Taux de réjection de mode commun (CMRR, pour Common Mode Rejection Ratio) : Ne s’applique qu’aux entrées symétriques, qui travaillent en mode différentiel. En clair, en symétrique, la modulation “utile” est transportée en phase sur un des fils, en opposition de phase sur l’autre. À l’entrée de l’appareil récepteur, les circuits électroniques font la différence entre les deux signaux, éliminant ainsi tout ce qui est bruit de fond, et récupérant la modulation utile. Le taux de réjection de mode commun indique l’efficacité de ces circuits soustracteurs. Se mesure en dB. Exemple : CMMR > 80 dB
 

Source: http://www.jeanloupr...e/lexique.htm#d






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