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Le son live (the real thing) toujours meilleur ?


123 réponses sur ce sujet

#26 Trudo

Trudo

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Posté 07 January 2008 à 09:44

Pour le système de son, coté puissance, c'est l'ingénieur de la cie de location qui la calcule. La puissance coûte très cher, pour avoir 3 dB SPL de plus, il faut doubler le kit; comme passer de 10 kW à 20 kW !! Donc puissance limite, pas beaucoup de headroom. Pour du rock ce n'est pas un problème tout est compressé à la sortie. Mais quand je fais Daniel Bélanger ça commence à être un problème. Et quand je fais mettons Lorraine Desmarais ou François Bourassa là il y a beaucoup de dynamique et ça devient même dangeureux pour le kit, surtout que c'est moi qui en est responsable. Alors je mets un limiteur, en espérant que ça n'écrase pas trop dans les passages forts.

Pour la qualité des haut-parleurs, c'est selon le budget. On se ramasse très souvent avec du JBL ou du Electrovoice. C'est pas si mal mais il y a mieux. Je ne sais pas si vous connaissez Meyer, ou EAW, ou Reinkus-Heinz ?

Finalement, il y a la qualité acoustique de la salle qui joue pour beaucoup.

C'était mon avis.
Salutations!
Sonart


Super tes interventions. Très formateur.

À tu assister au show de Nine inch Nails au Colisé ou au Centre Bell ? Moi non mais il paraît que le son est très clair tout en étant très fort. J'imagine que Trent Reznor contrôle tout les aspects que tu as mentionné à la perfection, ne lézine pas sur les prises de sons et mets le paquet sur la qualité de l'équipement.

Panasonic plasma TC-P65GT30, Panasonic BD55, iMac comme serveur de musique, processeur Rotel RSP-1068, amplificateur Simaudio W4070se pour les avants, amplificateur Adcom GFA-2535 pour le centre et les arrières. Enceintes Focal Cobalt 816 avant, CC800 centre et DIY à l’arrière Subwoofer Paradigm PW-2200. Platine SystemDek I avec cellule Nagaoka MP-110 et pré-amp phono Cambridge-Audio 651P.


#27 Sonart

Sonart

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Posté 07 January 2008 à 09:54

J'ai vu le reportage à Découverte, je retenais mon souffle tellement c'était intéressant, une salle versatile et vivante, le toit qui s'ajuste aux besoins de l'orchestre, ou cheque réflexion rehausse le son naturel des instruments, les quatre musiciens ils en ont témoigné en direct.

Je lui donne 5 QA&V (étoiles)
:wootqav: :wootqav: :wootqav: :wootqav: :wootqav:

Oui, j'y suis allé et le son est excellent. Il y a des dizaines de paramètres à considérer dans le design d'une bonne salle et plusieurs peuvent être évalués-mesurés. Un excellent livre: Leo Beranek, Concert halls and opera houses.

Ce qui contribue à la bonne sonorité de cette salle, c'est le Rt60 évidemment, mais aussi l'énergie et la densité des réflexions, surtout latérales.

D'autres comme le temps de relâche primaire (EDT) et le C80 qui déterminent tout deux la définition du son. Il faut que le début de la réverbération descende rapidement, pour bien entendre les attaques, et ensuite plus lentement pour enrichir les sons.

Il y a aussi le LEV, sensation d'être enveloppé par le son qui dépend du volume de la salle et de la façon dont est fait le mur arrière. Il y a aussi le G low, qui témoigne de la force des basses. Il faut des murs massifs pour contenir les basses. Dans les constructions en bois, on coule souvent du sable derrière pour allourdir et empêcher de vibrer (donc d'absorber)

Il y a aussi la salle du Domaine Forget à Charlevoix qui a une bonne acoustique. Par contre, pour rentabiliser une salle, on doit y faire passer plusieurs spectacles dont plusieurs qui ne "fittent" pas du tout avec l'acoustique de la salle. Prochain spectacle au Domaine Forget ? Michel Louvain !!!!

C'est pour cela que la salle Wilfrid-Pelletier sonne mal. Elle a été conçue pleine de compromis pour y accommoder tout genre de spectacle.

Image IPB

Pour la musique symphonique, le Rt60 de 1,6 sec est trop court. Les réflexions latérales sont faibles à cause de l'angle des murs qui projettent les réflexions seulement à l'arrière de la salle. De plus, ces murs sont truffés d'accès et de corridors. Le plafond? Troué!!!

Vivement la nouvelle salle pour l'OSM qui souffre depuis plusieurs années!

Même dans les excellentes salles comme celle du Palais Montcalm, il y a des balcons sur les cotés. Cela convient pour l'opéra. Mais pas du tout pour la musique. Tous les paramètres de qualité de la salle sont foutus. Ne payez pas pour un billet dans un balcon. La meilleure place est toujours au premier plancher, entre la demie et le 2/3 de la distance de la scène, au centre.

Salutations!
Sonart

Ce message a été modifié par dante 2007 - 07 January 2008 à 10:24 .

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#28 Sonart

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Posté 07 January 2008 à 09:59

Les reportages de Découverte qui sont libres de droits sont disponibles sur vidéocassette. Pour en connaître les titres, procurez-vous le catalogue Télé-Formation en écrivant à l'adresse suivante :

Merci pour cette info!

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#29 michelf

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Posté 07 January 2008 à 10:01

Salut Jcrotel,

On sort un peu du sujet ici mais voici mon message sur la technique multisubs;

Multi sub
Les ondes stationnaires affectent énormément la réponse d’un sub dans une salle. On sait que les OS créent des fréquences de pression très fortes et d’autres où il y a annulation presque totale. On dit alors qu’on a des basses trouées, et/ou résonnantes et/ou molles.

Ceci dit, j’obtiens toujours de bien meilleurs résultats avec 2 ou 3 subs de moindre qualité, qu’avec un seul sub haut-de-gamme. Conjointement avec un traitement acoustique approprié, l’utilisation de 2 ou 3 subs fait presque des miracles. En effet, en positionnant les subs dans des zones de pression acoustique dont les phases sont opposées, on élimine non seulement les pointes mais aussi les annulations. Donc une réponse égale et des basses solides.

En utilisant cette technique, on élargit aussi la zone d’écoute où les basses seront équilibrées. On sait que, selon la fréquence, les OS créent des zones de pression et d’annulation. (Faites l’expérience en vous déplaçant dans votre local, parfois seulement d’un mètre ou deux, la réponse en basses change.) En multi-subs, on peut obtenir une réponse égale pour 2, 3 ou même 4 fauteuils.

Salutations!


Bonjour Sonart,
je suis bien content de lire tes discussions sur ce forum qui sont basées sur l'expérience et l'expertise.
J'ai une question pour les multi-sub: Est-ce que l'usage de délais sur les subwoofer peut palier leur emplacement ?
C'est à dire qu'à défaut d'un placement optimale des subwoofer l'usage de délais sur chacun des subwoofer peut permettre un contrôle des ondes stationnaires ?
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#30 Sonart

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Posté 07 January 2008 à 10:24

Super tes interventions. Très formateur.

À tu assister au show de Nine inch Nails au Colisé ou au Centre Bell ? Moi non mais il paraît que le son est très clair tout en étant très fort. J'imagine que Trent Reznor contrôle tout les aspects que tu as mentionné à la perfection, ne lézine pas sur les prises de sons et mets le paquet sur la qualité de l'équipement.

Non je n'ai pas vu. Il y a des groupes qui ont des supers budgets. Il y a aussi des sonorisateurs qui sont excellents. Ils peuvent être payés jusqu'à 1000$ par soir pour mixer un show. Souvent ils arrivent avec leur petite malette, plus tard dans la journée pour la générale. Le stock est déjà installé, branché et calibré. Les eq de salle sont faits et les prises de son aussi (selon les indications précises de l'ingénieur-mixeur).

Il mixe le show, et repart immédiatement après..... dans sa mercedez.

Reste que c,est un travail assez ingras dans le sens que, quand ça sonne très bien, le public dit; "le groupe était vraiment bon."

Aussi, il y a des artistes qui sont extrêmement exigeants pour le son sur la scène. Madona a déjà congédié sur le champ son ingénieur-moniteurs pcq il y avait eu un petit feedback durant la générale!

Salutations!
Sonart
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#31 Dickduff

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Posté 07 January 2008 à 12:55

Si vous le souhaitez je peux vous donner plusieurs détails là-dessus.

Personnellement je prends toute l'information que tu me donnes.

Je ne comprends pas ta question. Tu veux dire un enregistrement en salle versus un enregistrement en studio? Pour n'importe quel style musical?

Les contextes d'enregistrements sont différents d'un show live d'un show studio. Les approches et techniques d'enregistrement sont elles les mêmes?

Pour toi existe t'il un enregistrement parfait? Et CD dans tout ça, c'est tu bon? Je ne veux pas lancer le débat genre le cd est ± meilleur que le microsillon mais plutôt essayer de comprendre jusqu'où on peut aller avec le CD et est-ce que ces possibilités sont bien exploitées par l'industrie?

Merci pour les minutes que tu nous donnes pour répondre à nos/mes questions, vraiment apprécié parce que c'est rare que l'on a un son de cloche du milieu de l'enregistrement.

Amicalement

Richard

#32 Administrateur

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Posté 07 January 2008 à 13:11

Si vous le souhaitez je peux vous donner plusieurs détails là-dessus.

Personnellement je prends toute l'information que tu me donnes.

Je ne comprends pas ta question. Tu veux dire un enregistrement en salle versus un enregistrement en studio? Pour n'importe quel style musical?

Les contextes d'enregistrements sont différents d'un show live d'un show studio. Les approches et techniques d'enregistrement sont elles les mêmes?

Pour toi existe t'il un enregistrement parfait? Et CD dans tout ça, c'est tu bon? Je ne veux pas lancer le débat genre le cd est ± meilleur que le microsillon mais plutôt essayer de comprendre jusqu'où on peut aller avec le CD et est-ce que ces possibilités sont bien exploitées par l'industrie?

Merci pour les minutes que tu nous donnes pour répondre à nos/mes questions, vraiment apprécié parce que c'est rare que l'on a un son de cloche du milieu de l'enregistrement.

Amicalement

Richard

M. Michel Leduc, alias Sonart, est Professeur en acoustique au Cégep de Drummondville.

Il est aussi notre nouveaux collaborateur avec des croniques sur l'acoustique qui seront affiché très bientôt dans notre nouveau site Internet.

dante 2007 :wootqav:

#33 papitwinki

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Posté 07 January 2008 à 13:36

Il y a plusieurs échanges très intéressants (et instructifs) dans ce thread, alors, que la musique continue !

Pour ma part, je désirais simplement souligner, au départ, le fait suivant : vous prenez un orchestre de chambre, et vous le faites jouer dans une salle de concert, dans une église ou ailleurs; vous prenez le même orchestre, avec les mêmes instrumentistes et les mêmes instruments, et vous lui faites jouer exactement le même morceau dans une autre salle à l'acoustique différente, et à l'écoute le résultat sera entièrement différent.

Il arrive que des enregistrements studio (je parle encore de musique de chambre) bien faits "sonnent" mieux (et parfois, pas mal mieux) et réussissent à mieux faire passer l'émotion qu'un concert live avec la même formation interprétant la même musique, mais dans une salle à l'acoustique sub-optimale.

Autant l'acoustique de l'église St-Charles-Garnier m'a laissé sur ma faim il y a une couple de mois, autant, quelques mois plus tôt, une salle pourtant pas réputée pour son acoustique au Musée des Beaux-Arts a permis à un petit orchestre de chambre de soulever l'assistance comme c'est pas possible. Je ne peux pas imaginer qu'un système, aussi bon fusse-t-il, puisse reproduire, égaler ou même approcher la qualité de ce que nous avons entendu ce soir-là.

#34 Poiram

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Posté 07 January 2008 à 13:38

Reste que c,est un travail assez ingras dans le sens que, quand ça sonne très bien, le public dit; "le groupe était vraiment bon."

Quand je sonorise des spectacles, et que j'entend cette phrase, je prend ça comme un compliment, pour moi le système de sonorisation ne doit pas paraitre, il doit disparaitre pour faire place a la musique, ni les musiciens ni les spectateur ne doivent le sentir. Une mauvaise sonorisation peux gacher le show du meilleur band.

#35 Administrateur

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Posté 07 January 2008 à 13:42

Quand je sonorise des spectacles, et que j'entend cette phrase, je prend ça comme un compliment, pour moi le système de sonorisation ne doit pas paraitre, il doit disparaitre pour faire place a la musique, ni les musiciens ni les spectateur ne doivent le sentir. Une mauvaise sonorisation peux gacher le show du meilleur band.

Même celui de Madonna ??? :icon15: :lol:

#36 Poiram

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Posté 07 January 2008 à 16:20

Même celui de Madonna ??? :icon15: :lol:


Oui même celui de Madona Sigouin de Saint-Igance Hiiii Haaa :lol:

#37 Dickduff

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Posté 07 January 2008 à 17:56

M. Michel Leduc, alias Sonart, est Professeur en acoustique au Cégep de Drummondville.

Il est aussi notre nouveaux collaborateur avec des croniques sur l'acoustique qui seront affiché très bientôt dans notre nouveau site Internet.

dante 2007 :wootqav:


YÉ!

#38 Sonart

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Posté 07 January 2008 à 19:44

Personnellement je prends toute l'information que tu me donnes.

Amicalement

Richard

D'accord!
Voici mon cours sur l'historique des techniques d'enregistrement;


Image IPB

Années 40: Les technologies des années 40
Enregistrement mono sur une piste, 2 à 4 microphones. Tous les musiciens étaient enregistrés ensembles en même temps. Les musiciens n’ont pas d’écouteurs, sauf le chef d’orchestre; seulement pour la communication avec la régie. Le playback de l’enregistrement se faisait par un haut-parleur dans le studio.

Conditions de production :
  • Lorsqu’un musicien se trompe, tout le groupe doit recommencer
  • Aucun contrôle au niveau du son sur les instruments individuels. Seul le volume était partiellement contrôlé par le placement des instruments et des qques micros.
  • Il y a beaucoup de coulage entre les microphones.

Blumlein expérimente la prise de son stéréo avec un grand succès. (Stéréophonie vient du mot grec stereo qui signifie vérité).
Blumlein présente un concert symphonique dans une salle et les musiciens sont « supposément » cachés derrière un rideau. En réalité, il s’agit de 2 h-p qui diffusent une captation stéréo faite devant l’orchestre qui se trouve dans une autre salle, à quelques rues de là.

Années 50: : Les technologies des années 50
Apparition du magnétophone 2 pistes avec “sel-sync” (Selective Synchronous Recording).
Les méthodes évoluent au cours des années 50. Les instruments de bases sont enregistrés sur une piste. Quelques autres instruments sur la seconde piste ; comme overdubs (cuivres, cordes..) alors que les musiciens ont des écouteurs pour entendre la piste 1. Puis, ces deux pistes sont mixées sur la piste 1 d’un second magnétophone en même temps que d’autres overdubs. Les voix étaient ajoutées sur la piste 2 du deuxième magnétophone. Un mixage mono était fait sur une troisième machine.

Festival du bruit de fond et de la distorsion.

Aussi apparition du magnétophone multipiste (3 pistes)

Image IPB
Ampex M-351

Conditions de production;
  • Une possibilité de reprise en cas d’erreur, pour un groupe d’instruments seulement
  • Début d’un certain contrôle au niveau du son (sur des groupes d’instruments)


Années 60: Les technologies des années 60
Beaucoup d’évolution… Apparition du magnétophone multipistes (4), puis à la fin des années 60, le 8 pistes puis le 16 pistes. Les artistes tels Les Beatles et les BeachBoys utilisent les premiers outils et méthodes multipistes. Intensivement et rapidement les studios d’enregistrement suivent le pas.

Le guitariste Les Paul est le pionnier des techniques d’enregistrements multipistes. C’est lui qui a développé toutes les méthodes d’enregistrement telles : Écouteurs et mix de moniteurs, utilisation d’effets sur des pistes séparées au moment de l’enregistrement, bouncing (ping-pong) et surtout overdubs, etc… Bien avant son temps, il se fait faire un magnétophone 8 pistes sur ruban 1’’ par la compagnie Ampex en 1955.

Image IPB
Le studio de Les Paul, en 1958


En 1965, les Beatles enregistrent sur 4 pistes puis en 8 et 16 pistes à la fin des années 60.

Conditions de production;
  • Plus de possibilité de reprise en cas d’erreur, parfois sur instrument individuel.
  • Début d’un certain contrôle individuel au niveau du son surtout car plus de microphones


Années 70 : Les technologies des années 70
Avant le tournant de la décennie (1969), les Beatles enregistrent AbbeyRoad, un des premiers albums réalisés sur 24 pistes.
Les 16 et 24 pistes deviennent des standards dans la production de la musique rock.
Apparition des consoles beaucoup plus élaborées; avec faders et 16 à 24 entrées, avec une section moniteur pour le mixage d’écoute ainsi que qques départs auxiliaires pour les effets.

Conditions de production;
  • Début de la prise de son individuelle « close miking ».
  • Contrôle individuel au niveau du son
  • Dans le but de réduire davantage le coulage entre les micros, et avoir encore plus de contrôle individuel, l’acoustique des studios devient très morte.

En 72, Steely Dan et son réalisateur Donald Fagen sont les instigateurs de ces nouvelles techniques qui visent à avoir un contrôle absolu et individuel sur chaque instrument, que l’on peut traiter ensuite séparément au mixage. Cette approche va influencer les techniques d’enregistrement jusqu’à la fin des années 80.
Résultats : un son mort sans dimension souvent dénaturé. Par contre, beaucoup plus de présence, de définition et d’intelligibilité. Aussi des basses plus fermes.

Image IPB
Studer A-80 (24 pistes)

Années 80 : Les technologies des années 80
On commence à synchroniser deux 24 pistes pour en avoir 48.
Apparition des multi-effets. Beaucoup de traitement et de coloration. Sons dénaturés (intentionnellement). Forte utilisation des sons synthétiques et électroniques. On tente de s’éloigner le plus possible des sons naturels des instruments.

(Rappelons-nous des caisses claires accordées très bas et noyées dans le reverb. Ou encore des batteries électroniques.)


Années 90 : Les technologies des années 90
Retour progressif au son naturel des instruments. Prises de son plus distantes, acoustique des studios plus vivante que l’on cherche à intégrer à la prise de son.

Naissance de l’enregistrement audionumérique sur disque dur. Ne devient fiable que dans la moitié de la décennie. Les studios emboîtent le pas et suivent cette nouvelle technologie très contestée mais très peu coûteuse.
Perte des brevets de Neumann, accessibilité à d'excellents microphones peu chers.

Prolifération des studios personnels de musiciens qui ont peu de connaissances en engineering. Perte de qualité dans les productions de faible et moyen budgets.


Années 2000 : Les technologies des années 2000
Optimisation de la qualité de l’enregistrement numérique ; les convertisseurs passent de 16 bits/44,1 kHz à 24 bits/96 kHz. Ordinateurs plus puissants, grande capacité de stockage, transfert par USB2 ou mieux FireWire.

Plus tard, apparition du DVD-A accessible au consommateur pour une écoute réelle en 24 bits/96 kHz.

L’avenir… ?
Apparition du transfert USB3 (cette année)
Standardisation au format 32 bits float/192 kHz qui dépassera de loin la qualité du vinyle. (C'est déjà fait selon moi)
Multiplication des productions musicales en format ambiophonique ; 5.1 ou 7.1 ou 10.2.

Salutations!
Sonart
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#39 Trudo

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Posté 07 January 2008 à 21:31

Selon vous (pas juste Sonart), quel est le meilleur enregistrement, en terme de qualité de son, fait au cours de chacune des décennies ?

Je commence. Pour les années 50, Kind of blue de Miles Davis.

Panasonic plasma TC-P65GT30, Panasonic BD55, iMac comme serveur de musique, processeur Rotel RSP-1068, amplificateur Simaudio W4070se pour les avants, amplificateur Adcom GFA-2535 pour le centre et les arrières. Enceintes Focal Cobalt 816 avant, CC800 centre et DIY à l’arrière Subwoofer Paradigm PW-2200. Platine SystemDek I avec cellule Nagaoka MP-110 et pré-amp phono Cambridge-Audio 651P.


#40 ONOMATOPÉ

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Posté 07 January 2008 à 22:55

Vraiment très intéressant! :waytogo:

Une petite question.

En placottant (il y a déjà quelque années) avec un gars de la sono au cirque du soleil.
Selon lui,un des meilleurs enregistrement de Jazz(un trio) qu'il avait entendu,avait été pris avec l'aide d'un seul micro. Le pianiste(ou le génie comme il le nommait) passait sont temp à placer et déplacer la contrabasse ,la batterie,le piano. Positionner et repositionner le micro,en esseyer un autre,etc.etc.
Et le résultat final obtenu était selon lui incomparable!

Donc la question!

C'est méthode de travail vient des années 40,50,60,70,80,90????

L'origine?

La planète Mars? (je rigole ici!)

Système Hifi Stéréo:

-Table tournante Roksan Radius 5 + Moving coil Denon DL-103.
-Lecteur CD Micromega Duo + Convertisseur Micromega Duo Pro.
-Préamplificateur Classé CP-60.
-Amplificateur Classé CA-300 (Utilisation Stéréo).
-Amplificateur Classé Audio Ten (Utilisation Mono).
-Enceintes Dynaudio Micron + Subwoofer Thunder-Storm.

#41 Trudo

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Posté 07 January 2008 à 23:44

Vraiment très intéressant! :waytogo:

Une petite question.

En placottant (il y a déjà quelque années) avec un gars de la sono au cirque du soleil.
Selon lui,un des meilleurs enregistrement de Jazz(un trio) qu'il avait entendu,avait été pris avec l'aide d'un seul micro. Le pianiste(ou le génie comme il le nommait) passait sont temp à placer et déplacer la contrabasse ,la batterie,le piano. Positionner et repositionner le micro,en esseyer un autre,etc.etc.
Et le résultat final obtenu était selon lui incomparable!



J'ai quelques albums de Fidelio Audio et c'est déconcertant un peu comme écoute. On n'est pas habitué à ça. Ils utilisent un peu la technique que tu décris mais avec deux micros.

http://www.fidelioaudio.com/

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#42 Poiram

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Posté 08 January 2008 à 08:14

Désolé Sonart, mais il y a une petite erreur dans vos dires

Blumlein expérimente la prise de son stéréo avec un grand succès. (Stéréophonie vient du mot grec stereo qui signifie vérité).


C'est plutôt

* stéréo- : du grec stereos [stéréo-], solide, sous-entendu à trois dimensions, donc dans l’espace



#43 matamor

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Posté 08 January 2008 à 10:07

Très intéressant, ce thread.

Personnellement, l'utilisation d'un meilleur système de son m'a vraiment permis d'apprécier beaucoup plus les enregistrements live et/ou le plus naturalistes possibles.

Ces derniers temps, je ne cesse de m'émerveiller devant les enregistrements de jazz fin des années '50, les Rudy van Gelder, les productions de Orin Keepnews, Blue Note... même les mono, qui ont plus de verve, de dynamique et de présence que bien des enregistrements récents!

Mais le disque que je trouve le plus sidérant de vérité acoustique, c'est un live de Bob Walsh, enregistré au Vieux-Clocher de Magog en 1998. Quand j'entends "Ma toune", la voix et la guitare de Bob ont une telle qualité que j'en ai la chair de poule; le cliché: il est dans mon salon, s'applique.

Image IPB

Un aspect du son qui joue beaucoup à mon avis et sur lequel je suis de plus en plus sensible, c'est la reverbération. Une réverbération "naturelle" semble jouer énormément sur l'illusion sonore d'être devant le performer. Des enregistrements des Doors des années '60 sonnent plus "naturels" que des enregistrements de Sting des années '80 (les Doors utilisaient une technique particulière pour l'écho, je ne me rappelle plus trop laquelle). Les enregistrements ECM comme The Ground de Tord Gustavsen, par l'emploi d'un écho naturel, ont une présence que je ne savais pas apprécier avant. Je ne sais pas quelle technique ECM emploie pour les drums, mais par rapport à d'autres labels comme Nonesuch (Mehldau), ils savent vraiment les faire sonner dans l'espace..

Je pensais à cela ce matin en écoutant Wanderlust sur le dernier Björk. Autant j'adore la musique de Björk, autant je trouvais sa voix malencontreusement "écrasée" dans l'espace sonore. J'ai eu le même feeling en écoutant le dernier Feist: excellente musique, super-arrangements, brillantes compos, mais les voix, hyper-trafiquées par la prise de son, perdent de leur pouvoir expressif (Kate Bush aussi fait ça, The Red Shoes est horriblement pas naturel!) Ce qui n'est pas le cas sur le dernier Cassandra Wlson par exemple.

My 2-cents, comme on dit.

#44 Sonart

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Posté 08 January 2008 à 13:45

Je pensais à cela ce matin en écoutant Wanderlust sur le dernier Björk. Autant j'adore la musique de Björk, autant je trouvais sa voix malencontreusement "écrasée" dans l'espace sonore. J'ai eu le même feeling en écoutant le dernier Feist: excellente musique, super-arrangements, brillantes compos, mais les voix, hyper-trafiquées par la prise de son, perdent de leur pouvoir expressif (Kate Bush aussi fait ça, The Red Shoes est horriblement pas naturel!) Ce qui n'est pas le cas sur le dernier Cassandra Wlson par exemple.

My 2-cents, comme on dit.

Très intéressant ce thread.
Oui, j'espère qu'il vivra plus qu'une semaine! Alimentons-le!

Il ya plusieurs façons d'enregistrer la voix. Certains artistes/réalisateurs choisissent de ne pas mettre la voix en évidence pour mettre l'accent sur la musique. C'est différent pour les chanteurs (euses) "à textes".

Depuis plusieurs années on cherche des trucs pour faire passer la voix sans masquer la musique. Une technique beaucoup employée consiste à mettre énormément de hautes fréquences dans la voix, typiquement dans le coin de 8 kHz. Ça dénature pas mal. Cette technique présente aussi un problème; tous les "sss" prononcés ressortent beaucoup trop fort. On doit alors passer la piste dans un processeur qui retire les sss. Ça dénature souvent le son. La majorité des auditeurs n'en sont pas offusqués... moi je n'en peux plus, même s'il faut que je le fasse souvent (nouvelle mode et réalisateur obligent)

À la fin des années 80, le réalisateur de Sade est arrivé avec une nouvelle approche; presque plus de reverb pcq la réverbération et l'écho enlèvent de la présence et de l'intelligibilité.

Dans les années 90, le réalisateur de Sheryl Crow a poussé cette technique au paroxisme; moins de basses, son clair, presque plus de reverb, piste hyper compressée, prise de son à moins de 2 cm du micro. Le résultat fait qu'on a l'impression que la voix est à 2 pouces de notre nez et les paroles sont très intelligibles. Étant très compressée, la voix n'est jamais masquée par aucun instrument. Évidemment, son de voix dénaturé. Cette technique a été empruntée par plusieurs artistes, comme Alanis Morisette etc.

Depuis quelques années j'applique une technique appelée "ducking". La piste de voix module le volume de toutes les pistes instrumentales. Dans les passages de voix, la musique est baissée d'à peine 2 dB. Ça ne se remarque pas pour le commun des auditeurs et ça ne dénature pas la voix.

J'ai du fun à poster dans ce sujet!
Salutations!
Sonart

PS: My 2 cents, qu'est-ce que ça veut dire? Je veux mes 2 cennes pour avoir écrit ce message? Ou encore, tiens je te pitche 2 cennes pour aller souper? :stuart:
Consultant en acoustique architecturale,
design de studios d'enregistrement, salles d'écoute et salles de spectacles.

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#45 Petyot

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Posté 08 January 2008 à 14:10

Très intéressant ce thread.

PS: My 2 cents, qu'est-ce que ça veut dire? Je veux mes 2 cennes pour avoir écrit ce message? Ou encore, tiens je te pitche 2 cennes pour aller souper? :stuart:


Ça veut dire : "voilà ma petite contribution au sujet"

Sinon, c'est effectivement un fil de discussion très intéressant. Merci à tous ceux qui y ont contribué.

Ce message a été modifié par Petyot - 08 January 2008 à 14:19 .



#46 Sonart

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Posté 08 January 2008 à 14:17

Dépendant de la salle, un petit ensemble accoustique live est souvent très bien.

Mais souvent le son studio ou live 're-travailler' est supérieure.

Comme la salle Wilfried-Pelletier, je n'ai jamais aimé le son. De gros ensemble comme l'OSM, n'ont jamais été à leur avantage...vivement une nouvelle salle. (y)

Le problème est souvent la.

Moi j'adore les petits ensembles (surtout accoustique) joués live dans de petites salles ou dans certaines petites églises...

En musique classique, tous les experts s'entendent sur le fait que ça prendrait presque une salle adaptée à chaque type de prestation; symphonie, opéra, musique de chambre, liturgique... C'est une question de réverbération, de sensation d'intimité, d'intelligibilité, de perception de "grandeur"... etc.

À l'extrême, plusieurs disent que ça prendrait presque une salle adaptée au rythme de la musique. C'est certain que c'est impossible. La nouvelle tendance est de concevoir des salles où l'acoustique est variable. Reste que, plus de 90% des salles de concert n'ont pas d'acoustique variable.

Les chefs d'orchestre ont une oreille ultra fine. Presque tous les chefs d'orchestre choisissent leur répertoire en fonction de l'acoustique de la salle. De plus, ils adaptent les partitions (volumes des sections) et dirigent l'orchestre aussi en fonction de la sonorité de la salle.

My 5 cents (c'est généreux hein?) ;)
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#47 matamor

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Posté 08 January 2008 à 14:56

My 5 cents (c'est généreux hein?) ;)



Je dirais que so far, sur ce thread, tu peux charger pas mal plus que 5 cents!

Ce message a été modifié par fredhammersmith - 08 January 2008 à 14:57 .


#48 denbret

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Posté 08 January 2008 à 16:08

En musique classique, tous les experts s'entendent sur le fait que ça prendrait presque une salle adaptée à chaque type de prestation; symphonie, opéra, musique de chambre, liturgique... C'est une question de réverbération, de sensation d'intimité, d'intelligibilité, de perception de "grandeur"... etc.

À l'extrême, plusieurs disent que ça prendrait presque une salle adaptée au rythme de la musique. C'est certain que c'est impossible. La nouvelle tendance est de concevoir des salles où l'acoustique est variable. Reste que, plus de 90% des salles de concert n'ont pas d'acoustique variable.

Les chefs d'orchestre ont une oreille ultra fine. Presque tous les chefs d'orchestre choisissent leur répertoire en fonction de l'acoustique de la salle. De plus, ils adaptent les partitions (volumes des sections) et dirigent l'orchestre aussi en fonction de la sonorité de la salle.

My 5 cents (c'est généreux hein?) ;)


Merci pour ton 5 cents.

Intéressant.

Je vais les prendres pour les mettres dans ma tirelire, d'habitude j'arrête à 3 cents... :waytogo:

#49 Dickduff

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Posté 08 January 2008 à 18:00

En musique classique, tous les experts s'entendent sur le fait que ça prendrait presque une salle adaptée à chaque type de prestation; symphonie, opéra, musique de chambre, liturgique... C'est une question de réverbération, de sensation d'intimité, d'intelligibilité, de perception de "grandeur"... etc.

À l'extrême, plusieurs disent que ça prendrait presque une salle adaptée au rythme de la musique. C'est certain que c'est impossible. La nouvelle tendance est de concevoir des salles où l'acoustique est variable. Reste que, plus de 90% des salles de concert n'ont pas d'acoustique variable.

Les chefs d'orchestre ont une oreille ultra fine. Presque tous les chefs d'orchestre choisissent leur répertoire en fonction de l'acoustique de la salle. De plus, ils adaptent les partitions (volumes des sections) et dirigent l'orchestre aussi en fonction de la sonorité de la salle.

My 5 cents (c'est généreux hein?) ;)


Salut,

Une chose me turlupine, pourquoi ne pas enregistré simplement le son de l'orchestre dans la salle utilisée, quelle qu'elle soit?

Une chaine hifi est un élément de reproduction qui se veut le plus fidèle possible. Pourquoi ne pas faire en sorte que l'enregistrement demeure le plus fidèle possible à la prestation?

Même si la salle est moins bonne, les auditeurs ont probablement passé une bien belle soirée grâce à cette musique, m'semble que c'est ce qui serait intéressant de capter. Ces moments magiques qui transcendent la pire des salles.

J'aimerais revenir sur la compression, tu as écrits que lors d'enregistrements, s'il n'y avait pas de compression, on en perdrait des petits bouts. Ce n'est pas textuel mais le sens est là, tu me corrigeras. Alors est-ce que ce phénomène de perte est aussi présent dans les prestation live?

Je ne m'y connais pas en enregistrement je l'avoue mais il me semble que du moment ou tu traffiques l'enregistrement, tu t'éloignes de la haute fidélité, qui par définition a le mandat d'être le plus fidèle possible à la réalité, pas à l'image qu'un preneur de son se fait de cette même musique non!

Amicalement

Richard

#50 ONOMATOPÉ

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Posté 08 January 2008 à 19:53

J'ai quelques albums de Fidelio Audio et c'est déconcertant un peu comme écoute. On n'est pas habitué à ça. Ils utilisent un peu la technique que tu décris mais avec deux micros.


Fidelio?
Il font des CD en plus de leurs enceintes acoustiques?
Il faudrait que j'essai!
Effectivement à deux micros (pour la stéréo?) et l'origine semble venir des prises de son qui se fait en musique classique en utilisant le moins de micros et gadget possible.
La salle,le positionnement judicieux des instruments,et le micro.
Le talent avant la technique!

J'ai eu le même feeling en écoutant le dernier Feist: excellente musique, super-arrangements, brillantes compos, mais les voix, hyper-trafiquées par la prise de son, perdent de leur pouvoir expressif (Kate Bush aussi fait ça, The Red Shoes est horriblement pas naturel!)


Même constatation pour moi!
Un excellent disque,mais avec la voix de la chanteuse qui semble tout droit sortir d'une canne métalique!
J'ai crue que c'était voulu pour donner un certain ''style''!
Dans le genre de...?

Système Hifi Stéréo:

-Table tournante Roksan Radius 5 + Moving coil Denon DL-103.
-Lecteur CD Micromega Duo + Convertisseur Micromega Duo Pro.
-Préamplificateur Classé CP-60.
-Amplificateur Classé CA-300 (Utilisation Stéréo).
-Amplificateur Classé Audio Ten (Utilisation Mono).
-Enceintes Dynaudio Micron + Subwoofer Thunder-Storm.




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